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mise à jour le 16 mai, 2006 | Connaître et vivre Compostelle | survol du site |
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«Les hommes et les affaires ont leur point
de perspective. Il y en a qu’il
faut voir de près pour en bien juger et d’autres dont on ne juge
jamais si bien que quand on en est éloigné.»
La Rochefoucauld, Maximes (104), 1665.
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L’attraction touristique qu’exerce la ville millénaire de l’Apôtre, où les styles préroman, roman, gothique, baroque et néoclassique se mélangent et se superposent, et la tradition religieuse et socioculturelle de ce lieu de rencontre ouvert à tout type d’individu ont réveillé les plus bas instincts des affairistes appâtés par l'affluence record de l'année sainte – dès le début de l’année 2004, les autorités prévoyaient la visite de 6.000.000 de personnes au cours de l’année jubilaire 2004. On garde en mémoire l’incident du footballeur brésilien Ronaldinho qui, lors de l’enregistrement d’un message publicitaire pour la Ligue Nationale de Football Professionnel –comme si le football avait besoin de nos jours de beaucoup de publicité– brisa l’une des vitres du porche principal de la cathédrale de Compostelle en lançant le ballon rond. Une entreprise madrilène, qui songeait aux bénéfices que pouvait lui procurer le jubilé, projetait d’installer tout le long du chemin –côté espagnol– une garderie ambulante pour les enfants âgés de 7 à 14 ans. Les parents et les enfants auraient pu faire le chemin simultanément, à une différence près, ces derniers l’auraient parcouru en autobus moyennant la modique somme de 600 € par enfant. Pire encore est le parti que la télévision publique basque espagnole (ETB) a tiré du jubilé en produisant un reality show sur les 100 derniers kilomètres du chemin. Les participants passaient également des épreuves, tandis que les télespectateurs-voyeurs désignaient par téléphone les concurrents qu’ils voulaient éliminer du parcours. Le dernier chapitre de ce lamentable méli-mélo s’acheva le 25 juillet –jour de la fête de l’Apôtre– avec le brûlage symbolique des vêtements du gagnant, suivi de son arrivée au cap Finisterre : promontoire situé à l’extrémité nord-occidentale de la Galice. Autre originalité sortie des esprits de ceux qui ont vu en ce jubilé 2004 l’occasion d’améliorer leur situation financière, faire le chemin sur le dos d’un dromadaire, plus sobre et résistant que le chameau, depuis Roncevaux. Cette «brillante» idée aurait été dans le même esprit «grandiose», si l’animal choisi avait été l’éléphant en souvenir du grand Hannibal (247-183 av. J.-C.) qui d’Espagne, gagna l’Italie par les Alpes sur le dos d’un éléphant. Finalement, la firme automobile Peugeot-Citroën a présenté à grands
coups de publicité son nouveau partner baptisé Xacobeo 2004
devant l’entrée principale de la cathédrale de Compostelle. MAI 2006 |