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mise à jour le 9 septembre, 2005 | Connaître saint Jacques. Comprendre Compostelle. | survol du site |
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L'année sainte ou jubilaire est une période au cours
de laquelle l'Eglise accorde de singulières grâces spirituelles
aux fidèles, en imitant la Bible en ce qui concerne l'année Jubilaire
des Israéliens : tous les 7 ans, on célébrait l'année
Sabbatique lors de laquelle celui qui avait vendu ses terres par besoin les
récupérait et les esclaves devenaient libres. Tous les 50 ans,
c'était l'année jubilaire (Lv.25). Jésus dit qu'il vient
annoncer “ une année de grâce du Seigneur ” (Lc. 4,
16). L'année sainte est une grâce offerte à tous et singulièrement
une invitation, à renouveler sa foi, à revenir vers une vie chrétienne.
Les pèlerins qui en sont jugés dignes se voient alors octroyer
une indulgence plénière.
L’indulgence plénière est une remise de la peine
temporelle. En effet, si le confesseur peut effacer les fautes, il reste la
marque d’une peine temporelle qui doit s’accomplir dans le Purgatoire.
D’où l’idée largement répandue que le pèlerinage
à Compostelle lors d’une année Sainte permettra au pèlerin
d’entrer directement au Paradis.
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A Rome : En1300 le pape Boniface VIII institue un jubilé pour Rome,
renouvelable tous les 100 ans. La grâce accordée est l’indulgence
plénière pour tous ceux qui visiteront 15 jours de suite les basiliques
de Saint-Pierre et de Saint-Paul.
A Compostelle : L'année jubilaire à Compostelle a lieu lorsque
le 25 juillet tombe un dimanche en mémoire de ce que la découverte
du tombeau de saint Jacques fut faite un dimanche. Une bulle papale de 1179 et la chronique d’Alphonse VII voudraient faire remonter à 1122 l’octroi par Rome de cette année jubilaire au sanctuaire galicien. Il n’en est rien : la bulle est fausse et la phrase de la chronique a été interpolée. Les érudits tendent à s’accorder pour dater la première année jubilaire au plus tôt du début du XIVe siècle en raison de deux mentions au jubilé romain qui fut décrété par Boniface VIII en 1300.
Il ne reste de cette fausse bulle que deux copies, dont une du
XIVe siècle. Il se trouve qu’en 1318, le Français
Béranger de Landore fut nommé archevêque de Compostelle
par le pape, mais il mit quatre ans à pouvoir prendre possession
de son siège qui lui était disputé par un compétiteur
galicien. En 1322 seulement, Béranger put «célébrer
avec une grande dévotion sa première messe solennelle sur
l’autel du très saint apôtre». Or, il se trouve
que, cette année 1322, le 25 juillet tombait un dimanche. Il apparaît
donc comme très plausible que Béranger ait été
le fondateur de cette première année jubilaire à
Compostelle. Il aurait ainsi perpétué le souvenir de ce
dimanche faste 25 juillet 1322 en étant certain d’attirer,
de tout le monde chrétien, des pèlerins dans sa cathédrale.
Aujourd’hui, l’année sainte commence par
un acte liturgique : l'ouverture de la Porte Sainte par l'archevêque,
le 31 décembre à minuit.
* les années saintes du XXe siècle ont été
les suivantes :
les prochaines année saintes sont 2010 - 2021 Denise Péricard-Méa |
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