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mise à jour le 20 janvier, 2006 | Connaître saint Jacques. Comprendre Compostelle. | survol du site |
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(texte de J-M Mathonière à venir)
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Laurent Bastard, conservateur du musée du Compagnonnage à Tours
| L’idée selon laquelle il existe une relation entre le Compagnonnage et le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle n’est pas nouvelle dans la littérature consacrée aux Compagnons du tour de France. Elle repose sur deux éléments. D’une part, des auteurs établissent une relation entre le tour de France considéré comme un voyage et cet autre voyage qui est le pèlerinage à Saint-Jacques. D’autre part, une relation s’établit entre saint Jacques et le nom de l’un des fondateurs légendaires des Compagnons du Devoir, Maître Jacques. C’est à partir des similitudes existant entre deux pratiques d’itinérance et deux noms, que se sont élaborées les certitudes des férus de mystère et de secrets initiatiques. Elles se développent à partir de trois affirmations : le pèlerinage à Saint-Jacques était celui des Compagnons du tour de France ; ils se rendaient au tombeau de saint Jacques, qui n’est autre que Maître Jacques ; ce pèlerinage, comme le tour de France, revêt un caractère initiatique. Essayons d’y voir plus clair en examinant depuis quand, pourquoi et comment s’est développé ce courant de pensée, puis en proposant une autre approche de la question. |
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Conclusion.Ce tour d’horizon des indices « compagnonnico-jacquaires » me laisse moi-même sur ma faim ! Mais il permet au moins de mesurer l’écart existant entre les certitudes avancées par certains auteurs depuis quatre décennies et la pauvreté de nos sources documentaires. Il reste à approfondir deux points capitaux : d’une part, l’identité existant entre Maître Jacques et saint Jacques et, d’autre part, les motifs pour lesquels des Compagnons se sont rendus à Saint-Jacques de Compostelle. Or c’est à partir d’un méticuleux dépouillement des archives de police de l’Ancien Régime, des archives ecclésiastiques et des archives compagnonniques (si l’on a le bonheur d’en découvrir) qu’on pourra petit à petit combler les lacunes de cette histoire méconnue. Cette recherche suppose non seulement du temps, de la patience, un réseau de correspondants motivés, mais aussi une réelle volonté de replacer le Compagnonnage dans son contexte d’antan. On sera bien loin des fantaisies ésotériques qui apaisent sans doute le besoin de mystère mais qui éloignent de la vérité.
Un livre recommandé par Jean-Michel Mathonnière
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