| Uclés
En 1174, le roi Alphonse VIII de Castille remit à l'Ordre* de Santiago
la ville et forteresse d'Uclés, à l'ouest de Cuenca, en
Castille-la-Manche. La maison-mère s'installa dans le château
où étaient aménagées trois parties. La première
était attribuée aux chevaliers mariés et comprenait
un collège pour l'éducation des enfants, la seconde aux
chevaliers célibataires, la troisième aux chanoines. Il
subsiste de nombreux témoignages de la présence de l’Ordre
dans ces bâtiments, rebâtis au XVIe siècle.
Ultreia
Aujourd'hui, cri de ralliement des pèlerins de Compostelle. Le
mot est répété dans le refrain d’une chanson
figurant dans le Guide spirituel du pèlerin de l’abbaye de
Conques* (composée par Claude Bénazet) : Ultreia, ultreia,
et suseia / Deus adjuva nos. L’origine de ce mot n’est pas
bien établie. Pour certains, elle vient du latin ultra, pour d’autres
elle aurait plutôt une origine grecque ou hébraïque,
en vertu de ce qu’on trouve ce mot deux fois dans le Livre I du
Codex Calixtinus, inclus dans deux poèmes latins dont les titres
soulignent cet apport de mots étrangers : 1- une fois au chapitre
XXVI fol. 120 v°, dans la messe de saint Jacques dite de Calixte,
dans ce vers : suseia, ultreia, traduit en latin dans le manuscrit même
: sursum perge, vade ante qui signifie “ lève-toi, va de
l’avant ”. Ce vers appartient à la 10e strophe (sur
14) de la “ prose de saint Jacques en mots latins, grecs et hébreux
abrégée par le pape Calixte ” ; 2- une fois dans les
“ suppléments ”, fol. 193-122, dans la 4e strophe (sur
13) d’un poème intitulé Alleluia in greco, écrit
dans une langue à caractère germanique : Herru Sanctiagu
/ Gott Sanctiagu / E Ultreia, e suseia / Deus aia nos (Monseigneur saint
Jacques / Bon saint Jacques / allons plus loin, plus haut / Que Dieu nous
aide). Ce quatrain est sans doute né de chansons populaires germanique
reprises, dès le XIe siècle au moins, dans des textes cléricaux
largement répandus en Europe, soit en entier (exemple 2 ci-dessus),
soit partiellement (exemple 1 ci-dessus) avant d’arriver jusqu’à
Compostelle d’où il a pu essaimer encore : vers 1150, on
le retrouve dans une deuxième version du Livre de saint Jacques,
dans un chant versifié intitulé Vers d’Aimeri Picaud*,
prêtre de Parthenay qui résume la vie de saint Jacques, nomme
les 22 miracles qui lui sont attribués et se termine par ces mots
: “ ne cessons de chanter, Ultreia esus eia ” On peut imaginer
que le mot Ultreia, isolé, fut repris comme cri de ralliement ou
cri de joie par les pèlerins de saint Jacques, qu’ils aillent
à Compostelle, vers ses autres sanctuaires ou vers tout autre sanctuaire.
On le retrouve, francisé, dans de nombreux textes médiévaux,
ainsi dans le Roman de Renart : “ ils ont crié oultrée
/ Et puis chez eux s’en sont retournés ”. Mais il a
pu être aussi cri de guerre, associé à la démarche
de pèlerinage que furent les Croisades : au XIIIe siècle,
le trouvère Guiot de Dijon l’emploie dans ce sens lorsqu’il
fait chanter la jeune fille pleurant son beau chevalier parti en Terre
Sainte : “ Mon Dieu, quand ils crieront Oultrée, Ô
Seigneur, aidez mon pèlerin pour lequel je suis épouvantée
car impitoyables sont les Sarrasins ”. (Bernard Gicquel, et Marie-Virginie
Cambriels) 
UNESCO
Le 16 novembre 1945 les Nations Unies ont créé une agence
spécialisée, l’UNESCO (United Nations Educational
Scientific and Cultural Organization). Son objectif est de construire
la paix à travers l’éducation, la science, la culture
et la communication. En matière de culture, l’UNESCO cherche
à promouvoir la diversité, l’accent étant mis
sur le dialogue et la compréhension entre les cultures et entre
les religions. Cette diversité s’applique en matière
de patrimoine matériel et immatériel, d’industries
culturelles et d’expressions artistiques. Elle gère la liste
du Patrimoine* Mondial par l’intermédiaire de l’ICOMOS*.
Urraca
Fille d’une épouse d’Alphonse VI*, elle épouse
Raymond de Bourgogne* et donne naissance au futur Alphonse VII*. Son mari
meurt en 1108 et elle se remarie avec le roi d’Aragon Alphonse le
Batailleur, lequel cherche à ravir le trône de l’enfant
orphelin. Elle soutient de longues luttes avec l’évêque
de Compostelle Diego Gelmirez* qui défend les intérêts
de l’enfant.
Ultra-sons
Un “ repousse-chien ” bien utile aux pèlerins est maintenant
sur le marché à un prix abordable : un petit boîtier,
accroché à la ceinture, fonctionnant sur pile, permet, grâce
aux ultra-sons qu’il émet, d’éloigner les chiens*
hargneux rencontrés sur les chemins.
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