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mise12 décembre, 2006mbre, 2006 | Connaître et vivre Compostelle | survol du site |
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Un colloque international a été organisé les 7 et 8 décembre 2006 à la Fondation Cino del Duca à Paris. Ce colloque intéressait particulièrement la Fondation comme le montre le titre de ce site : Saint Jacques et Compostelle, Mythes, rêves, histoire et légendes. Nous l'avons suivi avec attention. Voici les impresssions que nous en avons retirées.
La première matinée a été
consacrée à un hommage à René de La Coste-Messelière.
Son influence a été telle que ceux qui se présentent
comme ses héritiers dans l’association qu’il a présidée
de 1978 à 2003 n’osent pas s’écarter de ses
premières hypothèses. Cela a été mis en évidence
dès la communication annoncée sous le titre Les études
compostellanes après René de La Coste-Messelière.
Elle n’a traité le sujet que par la présentation de
son apport aux travaux antérieurs à 1950, comme si aucune
recherche n’avait été faite depuis son époque.
Il est assez surprenant, par exemple, qu’à aucun moment la
question de l’origine et de la diffusion du dernier Livre du Codex
Calixtinus n’ait été soulevée. Une même
incapacité à rendre compte de la situation actuelle est
apparue avec la communication intitulée Routes de pèlerinage
et architecture médiévale : étude historiographique
et tendances actuelles de la recherche. L’actualité
s’est limitée à la citation de travaux de Marcel Durliat
après une présentation des théories d’Emile
Mâle et des commentaires de Gaillard et Faucillon (1938). Cela laisse
le même sentiment du refus d’une évolution de la pensée,
comme si « tout avait été dit sur Compostelle »
avant la disparition de René de La Coste-Messelière. les découvertes archéologiques de monnaies
à Compostelle sont des témoins des échanges marchands
plus que d'itinéraires de pèlerins conformes au Guide
du pèlerin auxquels elles ont été réduites.
La conclusion apportée par Klaus Herbers « il
n’y a rien de plus réel que les mythes » s’applique
bien à celui de chemins de Compostelle historiques définis
par le Guide du pèlerin, entretenu par les pèlerins
contemporains et les médias. S’il était parfaitement
justifié de rendre un hommage à René de La Coste-Messelière,
n’eut-il pas été plus conforme à son dynamisme
de montrer comment ont germé les graines qu’il avait semées,
au lieu de les stériliser ? A trop défendre les positions
qu’ils lui attribuent, certains finissent par déformer sa
pensée. Que dire par exemple de l’affirmation « qu’une
coquille dans une tombe prouve la présence d’un pèlerin
de Compostelle » alors que René de La Coste lui-même
a été le premier à faire remarquer qu’il s’en
trouvait dans des tombes mérovingiennes ? |
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