21 février 2008 : Une
noix pour les Relais et Chateaux
Elle nous est signalée par un correspondant britannique qui a relevé sur
le site de cet organisme :
Le Puy en Velay, doit son renom à Godescalc qui en
fit au Xème siècle le premier point de départ du pèlerinage de St-Jacques
de Compostelle. La cité épiscopale est surplombée de deux énormes rochers
où furent érigés des monuments d’exceptions ...
voir le site : http://www.relaischateaux.com/fr/destinations/region/475/Auvergne/475/velay/414/
17 avril 07 : Une noix
pour le site www.chemindecompostelle.com
Le webmestre
n'hésite devant aucune exagération pour exprimer son enthousiasme
pour le chemin :
Ce chemin est vivant, "chargé", parcouru
par les énergies, les joies, les prières et les souffrances des centaines
de millions d'hommes et de femmes qui l'ont parcouru depuis plus d'un
millénaire.
Voir
la page correspondante
Alerté amicalement sur l'invraisemblance de cette
information il en rajoute dans sa réponse :
Sachant qu'il arrive quand même à Compostelle depuis
20 ans 7 millions de pèlerins par an. Sachant aussi que si on multiplie
100.000 personnes sur 1000 ans, ça fait tout de même 100 millions...
Comment une
telle exagération est-elle devenue possible ? N'y aurait-il pas sur le
chemin des pôles d'énergie qui troublent les esprits ?
A moins qu'il ne faille en rajouter sans cesse pour tromper le pèlerin
et entretenir les affaires sur le chemin ?
Deux informations
sérieuses sur le sujet : entre 1630 et 1655, 675 pèlerins
français ont été reçus à l'hôpital
des Rois catholiques, entre 1802 et 1809, le nombre de pèlerins
accueillis a été de 3500, aucune tranche de huit années
consécutives n'a connu pareille affluence au XIXe siècle. L'histoire est
souvent avare de chiffres. Elle possède néanmoins des études
sérieuses sur ce sujet.
21 février 07 : Une noix pour le CCE
de Saint-Jean d'Angély
Plus de 18 mois que nous n'avions pas délivré de noix. Faute de temps
plus que de matière ou plus grande indulgence vis à vis de tous ceux qui
sont en permanence mal informés ? Mais quand la noix est récoltée
sur le site d'un organisme qui se veut culturel, il vaut la peine de s'y
arrêter.
Voila donc celle récoltée sur le site du Centre de Culture
Européenne de Saint-Jean d'Angély :
Le
pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle
La mise en valeur de la relique de saint Jean-Baptiste par les
bénédictins de Cluny entraîne une quasi obligation
pour les pèlerins de se rendre à Saint-Jean d’Angély
pour vénérer ou implorer l’intercession du saint cousin
du Christ. La venue des pèlerins entraîne aussitôt
une intense activité au sein du monastère et du petit
bourg naissant. Très vite le village se développe en ville
prospère et active.
Vers 1100, l’abbaye Saint-Jean Baptiste est à la tête
de nombreux monastère et prieurés qui en fait la plus
puissante filiale de Cluny.
Pourquoi mettre un pèlerinage à Saint-Jean-Baptiste sous
le titre de pèlerinage à Compostelle ?
Pourquoi transformer en pèlerinage à Compostelle un pèlerinage
à une relique insigne de saint Jean-Baptiste ?
Faut-il imaginer que le CCE pense encore que tous les pèlerins
médiévaux allaient à Compostelle ?
Où cache-t-il la culture en matière de pèlerinage
? Nous frémissons à la pensée que ces balivernes
sont racontées à toutes les promotions de lycéens
qui y suivent des stages.
Comment ne pas imaginer que Saint-Jean d’Angély avait une
valeur en elle-même et ait pu attirer des pèlerins qui ensuite
s’en retournaient chez eux sans jamais aller à Compostelle
?
11 juillet 05 :
Deux Noix d'honneur pour les deux pèlerins qui ont demandé, lors de leur
arrivée à Santiago, la Compostela pour les chiens qui les accompagnaient.
Cette anecdote, communiquée par un correspondant galicien, concerne
deux pèlerins anonymes. Elle a été racontée par Jenaro Cébrian, le nouveau
délégué du Bureau du Pèlerin, au journal "El Correo Gallego" (05.07.05).
Le chanoine explique que la demande a été faite une première fois par
une pèlerine italienne et quelques années plus tard le même certificat
a été sollicité pour un chien d'aveugle. (NDLR : les chanoines sont pris
à leur propre piège : ils veulent des pèlerins comme
au Moyen Age, il ne faut pas qu'ils s'étonnent de les voir personnifier
leurs animaux. Au Moyen Age, on a procédé à des jugements
et à des condamnations d'animaux. Michel Pastoureau a écrit
là-dessus un fort joli article. Ceci dit, c'est bien amusant.)
3 avril 05 :
Hors Série de Terre Sauvage : Alix de Saint-André, journaliste,écrit
dans le à propos des pèlerins de Compostelle :
Le soir, on arrive en loques, à peine humains,
puants de sueur, déglingués, horribles.
31 mars 05 :
Coup double pour
le Figaro à l'occasion du salon de la randonnée
1 - A pied, à saute-frontière(B. L. B., A. B. et V. S. [30 mars
2005]) : 6 millions
de marcheurs ont franchi les frontières de l'Hexagone en suivant les chemins
de Compostelle, le fameux GR 65 et ses variantes.
2 - Le printemps des randonneurs (Valérie Sasportas [30
mars 2005])
Reste que les grands itinéraires sont de retour. En témoigne l'engouement
pour les
chemins de Compostelle qui, en 2004, ont été foulés par 6 millions de
pèlerins.
10 février 05 :
une publication qui récidive dans l'incompétence ...
Sous le titre Petite histoire du réseau routier…, le site de Batiweb
vous apprendra à propos des routes au Moyen Age que :
"Les plus célèbres sont les chemins de Compostelle,
liés au développement du pèlerinage à St Jacques au XIè siècle mais empruntés
presque exclusivement par des piétons, ou de rares cavaliers. Ils sont
surtout jalonnés par les sanctuaires fréquentés par les pèlerins ou les
refuges destinés à les abriter. On peut les comparer valablement à nos
actuels sentiers de grande randonnée, dont plusieurs ont repris leur tracé."
10 décembre 04 :
©le point 09/12/04 - N°1682 - Page 32
« Juppé sera comme une église sur le chemin de
Saint-Jacques-de-Compostelle, a confié le Premier ministre.
En 2005, chacun devra s'y arrêter, quoi qu'il fasse après. » Ce qui confirme
que Bordeaux est bien sur un chemin de Compostelle...
25 octobre 04 :
Une noix princière pour l'héritier de la couronne espagnole,
príncipe de Asturias, (prince des Asturies), qui a qualifié la
route jacquaire de "premier projet européen commun".
Et voila comment s'écrit l'histoire : on passe du "premier
itinéraire culturel européen" (ce qui est d'ailleurs
inexact puisque le véritable premier itinéraire, selon les
dates de décision du Conseil de l'Europe, est celui - moins glorieux
- de l'habitat rural en Grande Région) au projet européen
commun.
17 juin 04 :
Les Dernières Nouvelles d'Alsace :
Saint-Jacques a été un des douze apôtres de Jésus. Il
a été décapité au Portugal. (DNA du 17/06/2004)
3 mai 04 :
Une noix pour la Caisse nationale des monuments historiques !
Godescalc promoteur de la marche vers Compostelle
Dans une brochure sur la route du Puy, elle écrit :
" la route partait du Puy depuis que Godescalc, évêque
de cette ville et l'un des premiers pèlerins en 951, avait promu
la marche vers Compostelle" (avril 1997).
12 février 04 :
partir du Puy pour promouvoir le Maine-et-Loire
nous décernons la première "noix" à
ce président qui pour développer la fréquentation
par les pèlerins de sa région angevine donne l'exemple en
partant ... du Puy !
citation de Ouest-France du 9 février 2004 extraite d'un article
de Marc DÉJEAN :
"Fraîchement retraité, militant associatif de
longue date, l'Angevin L-M P. avait rencontré la fédération
de Bretagne il y a un an lors d'un salon du tourisme à Nantes. Ainsi
allait germer l'idée d'une association qui a été portée sur les fonts
baptismaux, samedi après-midi, à Chalonnes-sur-Loire, en présence de
représentants de comités de tourisme et d'association de randonneurs.
Pour les Amis de Saint Jacques désormais constitués, la tâche est exaltante.
Il s'agit de rechercher et diffuser les informations sur l'histoire et
le patrimoine «jacquaire» en Maine-et-Loire ; retrouver et réhabiliter
les anciens chemins mythiques dans la continuité de ceux des départements
limitrophes ; former des «hospitaliers» pour l'accueil des pèlerins
; les aider de conseils. «Ce projet peut avoir des
retombées non
négligeables,
mettre en valeur certains villages, favoriser la fréquentation des chambres
d'hôtes et des gîtes», explique L-M P. ...
En avril, il prendra, pour la première fois, son bâton de pèlerin
et partira
du Puy-en-Velay pour s'en aller d'un pas gaillard vers la cité galicienne.
Comme
disent les fantassins de Saint Jacques :bientôt
la coquille
!"
bientôt
la co-quille
! mais d'ores et déjà la noix !
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13 février
04 :
Compostelle sous les cocotiers !
Voici avec quelle photo alléchante le
Puy est présenté sur Internet
comme le départ pour Compostelle. Nous avons copié cette information à cette adresse. La page a été changée depuis notre visite.
La photo est curieuse, mais au-delà, et plus sérieusement, il est
possible de s'interroger sur la qualité de l'information que le site
officiel
de l'Eglise
fournit
aux pèlerins
"Destination Haute-Loire
Le Puy est le départ (?) vers saint Jacques de Compostelle.
Vous trouverez sur ces pages les paroisses étapes dans le département,
comment se préparer à partir, comment se procurer la "créanciale",
sorte de «carte d'identité» pour les pèlerins
et les marcheurs sur ce grand chemin de foi, de paix et de joie."
Ce n'est peut-être
pas une noix, mais simplement une coquille ? Nos
visiteurs sauront faire preuve d'indulgence pour le webmestre
du site d'où
provient cette information (photo et texte) fournie par
une recherche sur le mot-clef Compostelle. Il rêvait à ses
vacances plus qu'au tombeau de l'apôtre à moins
qu'il n'ait eu déjà la tête dans les étoiles
... et il a sans doute mélangé des photos. Le résultat
n'en est pas moins drôle. |